Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
ZAZY - mon blogue de lecture

David Thomas - On ne va pas se raconter d'histoires

22 Octobre 2014, 13:36pm

Publié par zazy

On ne va pas se raconter d’histoires

David Thomas

Editions Stock

Collection : La Bleue

Mai 2014

160 pages

ISBN : 9782234078048

 

 

4ème de couverture :

David Thomas est le maître de l’instantané : ces microfictions sont autant de moments où la vie se fige, tragique ou drôle, au fond qu’importe.
Une femme n’a de plaisir que si on lui lit du Pierre Louÿs pendant l’amour. Deux anciens amants se rencontrent sur le trottoir et n’ont plus rien à se dire.
Un homme vole un rôti comme un acte de folie. Absurde ? Tendre ? Décalé ? Ce livre d’un charme fou ne pourra que séduire celles et ceux qui préfèrent le rire aux larmes.

 

Biographie:

Né à Paris en 1966, David Thomas est l’auteur de La Patience des buffles sous la pluie, qui fut un succès en librairie, puis de deux livres chez Albin Michel

============

D’accord David Thomas, on ne va pas se raconter d’histoires. J’ai passé des instants délicieux en vous lisant. Vous m’avez surpris, peiné, fait rire, fait réfléchir… Vos histoires, vos clins d’œil sont des instantanés de vies.

On ne va pas se raconter d’histoires, de temps à autres, elles ne sont pas très chouettes vos tranches de vie, mais bon, c’est ainsi ; il y a toujours un petit caillou dans la chaussure qui dérange, ou un gravillon sous la porte qui vous fait grincer des dents ! Encore et toujours la solitude qui mange nos vies, les petits renoncements, les petites et grandes défaites, les…

On ne va pas se raconter d’histoires, votre écriture et incroyablement efficace. Vous avez l’art de la chute et, croyez-moi, vous ne vous foutez pas en l’air. Certaines saynètes relèvent des brèves de comptoir. En peu de phrases, vous en dites beaucoup sur nos travers, sur la vie… et comme vous l’écrivez : « Peu importe si ce que je viens d’énoncer est vrai ou faux, ce qui compte, c’est que tout cela peut composer un homme. »

« Quelque chose me dit que je suis plus utile contre son dos ». Je confirme, c’est parfaitement vrai.

Ah les rires bien gras avec le mal de tête, version plage 2004, l’histoire de la carte de visite, ou la version mâle de l’angélus. Le fait d’écrire ces mots, j’en rigole encore. Un petit moment d’anthologie ! Au fait, quel livre lit le mec sur la plage avec sa femme ? Le vôtre ? Ce serait si drôle !

J’ai aimé l’hommage que vous rendez à votre mère « Toute ma vie je garderai l’image de cette femme penchée sur la terre pour en faire sortir des plantes et des fleurs ». ou à votre père vous lisant du Rabelais à 4 ans, je voyais la scène. Je replacerai votre exemple expliquant la persévérance, une très jolie image

Le comble de la solitude : prendre une housse couette, la remplir d’oreiller, la mettre dans son lit et se blottir tout contre. Cela m’a achevée et pourtant c’est si vrai. Ou alors, s’acheter son cadeau d’anniversaire, le planquer, descendre sa bouteille de whisky seul puis chercher ledit cadeau ringard si possible.

Je me demande si je ne vais pas rechercher un livre de Pierre Louÿs, histoire de voir si….

Merci Jérôme pour m’avoir fait découvrir cet auteur qui sait manier l’ironie, l’impertinence, la cruauté d’une manière si efficace. Tout ce que j'aime. Mon seul regret, une fois de plus : devoir te rendre ton bouquin !!!

On passe sa vie à tenter de se rencontrer soi-même alors que nous portons nos propres obstacles. On attend ce moment dont on est sûr qu’il viendra un jour, où l’homme que l’on s’est projeté rejoindra celui que l’on est. C’est le travail de toute une vie.

Aujourd’hui j’ai quatre-vingt-un ans et je ne vais plus nulle part, je reste chez moi ; Paris est trop truffé d’adresses, de rues, de places, de quartiers qui me rappellent tout ce qui est fini.

Je baissais la tête parce que nos vies étaient ridicules, ne menaient nulle part et qu’il était temps de payer son dernier verre.

Peut-être avez-vous compris qu’il fallait me foutre la paix. Cette paix dont on profite si rarement et que l’on respire les narines dilatées pour s’en imbiber jusqu’au moindre vaisseau. Cette paix que l’on accorde à un chien qui n’a pas envie de se faire caresser.

J'ai parfois la sensation de m'accrocher de plus en plus aux aspérités de la vie. Ce qui me paraissait comme insignifiant il y a trente ans me semble aujourd'hui lourd, laborieux.

Commenter cet article

Aifelle 31/10/2014 10:31

Je finirai par le lire ..

zazy 01/11/2014 08:51

Alors, j'attends ton commentaire

Violette 29/10/2014 16:45

je me permets : y'a juste un petit -s en trop dans ton titre

zazy 01/11/2014 08:51

Non, au contraire

Violette 31/10/2014 16:08

J'espère que tu ne t'es pas vexée, moi j'aurais aimé qu'on me le signale :-)

zazy 29/10/2014 16:59

Merci Violette, correction faite

Violette 29/10/2014 16:44

ironique et impertinent? ça a tout pour me plaire!!! Merci, je ne connaissais pas!

dominique 28/10/2014 13:43

Bonjour,
"Aujourd’hui j’ai quatre-vingt-un ans et je ne vais plus nulle part, je reste chez moi ; Paris est trop truffé d’adresses, de rues, de places, de quartiers qui me rappellent tout ce qui est fini."

Ça fait franchement mal, ça...

zazy 28/10/2014 14:22

Oui, ça m'a fait mal, le renoncement, c'est le début de la mort

Yv 27/10/2014 09:02

J'ai lu La patience des buffles sous la pluie qui m'avait plu, dans un genre assez proche.

zazy 27/10/2014 11:47

Il n'est pas sur le catalogue de la bibliothèque !!