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ZAZY - mon blogue de lecture

Pascal Marmet - Le roman du café

11 Février 2014, 17:23pm

Publié par zazy

 

Le roman du café

Pascal Marmet

Editions du Rocher

Collection

Le Roman des lieux et destins magiques

23 Janvier 2014

240 pages

ISBN : 9782268075815

 

4ème de couverture :

Café, qui es-tu ? Drogue, business, médicament, plaisir, carburant, poison ou un ami qui nous veut du bien ?

Dans les coulisses des légendes illustrant le grain sombre, au cœur d'un colossal commerce voué à l'écologie pour durer, ce récit romanesque se déguste à travers l'amitié d'un jeune aveugle passionné de cafés et de son extravagante amie d'enfance.

Du Brésil au Costa Rica, du Vietnam à la Cote d'Ivoire, rien n'échappe aux regards croisés d'un torréfacteur éco-responsable et d'une pimpante journaliste.

L'essor de cet or brun est une véritable épopée gorgée de rebondissements, de faits d'armes parfois, plus souvent de passions partagées pour le divin breuvage, une histoire liée à l'esclavage, et tout simplement, à l'humanité.

Après la lecture de ces pages qui n'épargnent ni les consommateurs, ni les industriels, vous serez peut être enclin à changer radicalement vos habitudes de café.

==========

Commençons pas les choses qui « fâchent ». Je n’aime pas le café, je n’en bois jamais. Pour parodier ma grand-mère, « c’est quand même fort de café » de lire un ouvrage qui ne parle que ce breuvage soi-disant divin !

Mais, vous me connaissez, je n’en suis pas à un  grain de contradiction près !

Le début fut un peu dur, je ne croyais pas à l’anéantissement de Julien, foutu à la porte par son propre grand-père torréfacteur de renom à l’ancienne…

Ces deux-là, ont une relation des plus équivoques. Tout est tronqué dès le départ. Sa fille adorée meurt en mettant au monde Julien. Voici donc le grand-père seul pour élever cet enfant qui lui rappelle l’Autre qui devient, comble de misère, aveugle. Je n’en dis pas plus, vous le saurez en lisant ce livre.

Julien s’installe chez sa grande amie Johanna, celle qui l’a toujours défendu à l’école contre les autres enfants, qui l’a toujours soutenu lorsqu’il est devenu complètement aveugle.

Pourquoi n’ai-je pas cru au tragique de la situation ? Simplement parce que cette histoire n’est qu’un prétexte pour nous amener en voyage au cœur du grain de café. Un périple historique et géographique, une belle « leçon de chose » sur le café. Alors là, Julien est crédible, lyrique, intarissable

"Je me contentais d'un café toutes les deux heures, et pour atteindre l'Everest en moins de d'un battement de cœur, je suçotais des grains de café fraîchement torréfiés. J'adore rassasier ma langue sur sa petite fente râpeuse. Lorsque je l'éclate sous mes molaires, le craquement amer de la fève me met à l'extase. L'arôme délicieux qui s'ensuit en bouche me rend dingo." Ces mots que Pascal Marmet met dans la bouche de Jérôme sont ceux d’un amoureux ; cette phrase est tout simplement un monument de sensualité voire de sexualité.

J’ai appris beaucoup de choses sur le café. J’ignorais qu’il y avait autant de crus comme pour le vin, ou le thé, ainsi que plusieurs façons de le préparer. J’ai découvert la passion, avec pour revers, la fraude pour surfer sur cette vague de café de crus, l’enrichissement frauduleux. A contrario, il y a également cette volonté de regroupement des petits producteurs de grains.

J’aime lorsqu’il parle de la torréfaction, cela me rappelle un souvenir olfactif toujours présent au fond de mes narines ; l’odeur du café que l’on torréfie. Il y avait, dans ma ville, lorsque j’étais très, très, jeune, un épicier qui préparait son café dehors sur le trottoir et, qu’est-ce que j’aimais cette odeur, tout comme celle du café que l’on moulait dans le Peugeot à manivelle !!

Quant à « what else ? » il me semblait, d’après une émission écoutée à la radio, que ce n’était pas du si bon café que cela et que, du point de vue écologique, c’était une totale hérésie avec les capsules à jeter après usage.

Oui, Pascal Marmet est un amoureux de ce breuvage. Il l’écrit : j’aime le café. Il a réussi le tour de force, moi qui n’aime pas le café (je le répète et le confirme) à aimer son livre au point de ne pouvoir le lâcher avant la dernière page.

J’avais beaucoup apprécié le précédent livre de Pascal Marmet : le roman du parfum. Je le remercie, ainsi que les Editions du Rocher de m’avoir gentiment fait parvenir celui-ci. Lisez-le, vous irez de découvertes en découvertes sur un rythme alerte.

Commenter cet article

Alex-Mot-à-Mots 14/02/2014 13:33

Il est dans ma PAL.....

zazy 14/02/2014 13:55

Bonne lecture

Yv 14/02/2014 10:30

Une bonne idée que ce roman sur le café, j'en bois modérément en alternance avec le thé. Le maître de café de Olivier Bleys en parlait déjà, alors pourquoi pas une autre tasse ?

zazy 14/02/2014 11:10

Il voyage, si tu es intéressé ....

Pasdel 13/02/2014 19:32

Cette odeur de torréfaction, de café cuit sur le fourneau à charbon qui a bercé une partie de ma jeunesse, un délice olfactif envoutant... et qui marque profondément.

zazy 13/02/2014 21:18

C'était pareil chez mes grands-parents

Aifelle 12/02/2014 06:13

Je ne bois pas de café non plus et je doute fort de m'intéresser au sujet sur un livre entier.

zazy 13/02/2014 18:16

Je te l'envoie ?

catherine 13/02/2014 18:10

super , il me tente beaucoup

zazy 12/02/2014 20:38

J'étais très dubitative, mais j'avais tort