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ZAZY - mon blogue de lecture

Adam Langer - Les voleurs de Manhattan

9 Octobre 2013, 15:44pm

Publié par zazy

 

Les voleurs de Manhattan

Adam Langer

Traduction Laura Derajinski

Editions Gallmeister

264 pages

Parution : 02/02/2012

ISBN 9782351780503

 

 

4ème de couverture :

Jusqu'où un jeune auteur ira-t-il pour être publié ? Fatigué d'être le laissé pour compte des soirées littéraires new-yorkaises, rêvant de la rencontre qui lancerait enfin sa carrière, Ian Minot est prêt à renoncer à tous ses principes. "Pour publier, il faut d’abord être connu" lui annonce Roth, ex-éditeur désabusé qui l'entraîne dans une arnaque littéraire de haute volée. À quatre mains, ils deviennent les auteurs d’une pseudo autobiographie où il est question de bibliothèque incendiée, de voleurs de manuscrits rares et de l’unique exemplaire du Dit-du Genji. Mais jamais Ian n'aurait pu imaginer que s'approprier ce récit l'entraînerait dans un monde où faux-semblants et vrais voyous feraient de lui un héros de série noire.

Les Voleurs de Manhattan est un véritable page-turner où fiction et réalité s'entremêlent. Adam Langer nous livre le portrait plein d’esprit d’une société superficielle et d'un monde décadent d'éditeurs qui ne savent plus à quel auteur se vouer.

 

L’auteur :

ADAM LANGER est né en 1967 à Chicago. Ancien journaliste et directeur de théatre, il est l'auteur de plusieurs pièces et de cinq livres. Publié en 2010 aux États-Unis, Les Voleurs de Manhattan, est son quatrième roman. Il vit aujourd’hui à New-York.

==========

Ingrédients :

Un jeune auteur inconnu

Un éditeur-auteur

Une jeune femme slave écrivant un livre de souvenirs

Un rappeur-écrivain

Une collègue

Un patron de bar

Un livre refusé

Un mauvais livre encensé

Une histoire dans l’histoire

Recette :

Vous faites se rencontrer les deux premiers à cause ou grâce à l’ingrédient numéro 8, vous faites mariner… pardon vous faites réécrire le livre refusé par Ian Minot, le jeune auteur inconnu. Suite de la recette dans le livre.

La 4ème de couverture annonce un véritable page-turner. Il a fallu quand même attendre pas mal pour que les fourmis de mes doigts me poussent à tourner ces fameuses pages. Combien de fois ai-je eu envie de refermer le livre. Trop de bavardages au début, trop lent à se mettre en route. OK, on dira que c’est un diesel ! Oh, je sens que je vais me faire lyncher. On se calme car, après, je n’ai pas résisté, entraînée par l’histoire, je n’ai pu fermer ce bouquin qu’à la dernière page.

Jusqu’où un écrivain peut-il aller pour être publié. Vaste et rude question. Ian Minot cela pose t-il en servant des cafés au Morningside Coffee ? La frustration engendre-t-elle la vengeance ? La rencontre de Ian Minot, auteur en mal de reconnaissance et Jed Roth (tiens, comme Philippe), ex-éditeur désabusé nous en fera une belle démonstration.

A un moment j’ai pensé à Méphisto, mais non, Ian ne vendra pas son âme au diable pour être publié, c’est autre chose basé sur la connaissance du petit monde de l’édition New-yorkais. ce livre m’a fait penser à un autre: à L'ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon. Ce fut fugace. Non, ce lire se ressemble et, même si les débuts de notre relation fut un peu ennuyeuse, je l’ai aimé

Ce bouquin, outre son côté thriller, est une satire du monde de l’édition américaine. Ian Minot, dans le rôle de l’écrivain incompris aux prises avec des éditeurs-requins est parfait.

Jed Roth en sa qualité de manipulateur est excellent. Les éditeurs faisant du fric avec des « auteurs » genre Blade Markham, rappeur, avec sa biographie Remaaarquable alors qu’il est incapable d’aligner deux phrases correctes. On connait également. Les biographies de nos stars de la téléréalité ne sont pas mieux.

Tout ce petit monde, se côtoie, se fourvoie, s’étreint, se déchire, s’encense…. ce que veut tourner en ridicule (mais ne le sont-ils pas déjà) au vu et au sus de tout le monde Jed Roth. Pour cela, il utilise Ian Minot, se sert de sa naïveté, de son désir de prouver qu’il est un bon romancier ou nouvelliste. Très, trop, simple. Adam Langer ajoute un petit piment dans ce livre. Au fil de la lecture, j’ouvre une à une les poupées matriochkas, jusqu’à avoir déballé la dernière.

Le côté, les maisons d’édition et leurs éditeurs sont tous pourris alors que je suis un écrivain authentique, un écrivain qui n’en rajoute pas ; La poupée roumaine amoureuse de Ian est trop caricaturale (après, j’ai compris pourquoi) m’ont un peu énervée. Par contre, ce Blade Markham, rappeur de son état, est très convaincant.

J’ai pensé à Romain Gary en lisant les aventures d’Anya et de son recueil « Jamais nous n’avons parlé de Ceausescu ».

Je m’aperçois en me relisant que les voleurs de Manhattan m’ont ramenés à plusieurs autres ouvrages.

Au final une lecture agréable avec, dans le texte, des néologismes comme franzens (lunettes de soleil) salinger (vivre en solitaire volontaire), steinbeck (moustache soigneusement taillée)… Les titres des chapitres ne sont pas en reste et ont également un rapport avec la littérature américaine. Ma culture littéraire américaine étant des plus pauvres, je me suis rendue en fin de livre où se trouvent les glossaires.

Merci Francoaz pour le prêt du livre et mille excuses pour l’avoir gardé si longtemps.

Ils l'ont lu, voici ce qu'ils en pensent : Lilliba - Francoaz - une comète - Kathel -

Commenter cet article

Fransoaz 17/10/2013 17:19

Je m'étais perdue avec délices dans ces différents tiroirs et le glossaire m'avait amusée! Une lecture surtout divertissante.

zazy 17/10/2013 17:39

Oui, une lecture divertissante où l'on peut se perdre

Jostein 16/10/2013 21:26

Cela me semble une bonne recette. Mais je ne suis pas sûre d'avoir le temps de le lire.

zazy 16/10/2013 21:28

Il est en bibliothèque, tu as tout le temps pour le lire

Philisine Cave 11/10/2013 21:16

J'en garde un souvenir plaisant, pas impérissable toutefois.

zazy 11/10/2013 22:36

D'accord avec toi, lecture divertissante, mais entre deux plus lourds ou intenses, ça fait du bien

Alex-Mot-à-Mots 11/10/2013 11:14

Je me rappelle l'avoir bien aimé.

zazy 16/10/2013 21:28

Voui, mais sans plus

Aifelle 10/10/2013 06:40

Je commence à être fatiguée des livres qui mettent en scène des écrivains, il y en a trop maintenant. Alors quelque soit la qualité de celui-ci, je passe ..

zazy 10/10/2013 11:29

Façon originale d'envisager la chose